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Quatre personnes sur cinq atteintes de cancer ont recours à la chirurgie, l’option la plus simple pour retirer la tumeur ou l’organe atteint et les ganglions lymphatiques voisins. On enlève également, le plus souvent, une marge de tissu sain autour de la tumeur (de quelques millimètres à quelques centimètres), pour ne laisser localement aucune cellule cancéreuse et diminuer le risque de récidive. Dans certains cas, l’organe ou le curage sont immédiatement analysés au microscope pour savoir si les limites de l’échantillon ou les ganglions sont sains. Si ce n’est pas le cas, l’opération devra être étendue.

 

Quel intérêt pour le patient ?

La chirurgie permet d’enlever la tumeur et de reconstruire en même temps, par exemple pour la chirurgie du sein, mais aussi de préserver les fonctions d’un organe, comme dans le cancer colorectal en reconnectant l’intestin avec l’anus, ce qui évite aux patients d’avoir une poche sur le ventre.

Une opération suffit elle à nous guérir ?
Oui pour certains cancers diagnostiqués précocement ou pour des lésions précancéreuses comme un polype du colon, une tumeur de la peau, un cancer débutant du sein…


Pourquoi associe t’on parfois la chirurgie à d’autres traitements ?
En cas de tumeur trop volumineuse, on prescrit d’abord une chimiothérapie, pour réduire la taille de la tumeur et permettre une ablation moins agressive, voire la conservation de l’organe. On peut également associer la chirurgie à de la radiothérapie, pour détruire les foyers cancéreux disséminés dans l’organe, ou à une chimiothérapie, pour éviter le risque de récidive et de métastases.

Quels ont été les progrès récents ?
Aujourd’hui, on essaie au maximum de conserver l’organe ; la chirurgie devient un geste intégré dans la dynamique des soins. Jadis, la mastectomie totale (ablation du sein) était courante ; aujourd’hui, dans 70 % des cas, on se contente d’extraire la tumeur (tumorectomie). Pour certains cancers, on bénéficie de la technique du ganglion sentinelle (premier relais ganglionnaire qui draine la tumeur), repéré par coloration et radioactivité puis retiré au début de l’opération. S’il est sain, ce qui reste le cas le plus fréquent pour des cancers précoces, on conserve les ganglions et on évite le curage axillaire (ablation des ganglions sous les aisselles) qui entraine un risque de « gros bras » et de limitation des mouvements de l’épaule. Autre progrès, la cœlioscopie, une chirurgie mini invasive qui permet d’opérer par de petits orifices guidés par une caméra. Enfin, la radiothérapie per-opératoire offre la possibilité d’installer tout de suite, dans la cavité ménagée par la tumorectomie, un appareil délivrant des rayons (voir encadré) ce qui épargne au patient des séances de radiothérapie postopératoire.

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